Historique

Ciné-Campus :  Plus de 50 ans de vues sur le cinéma

Dans la revue Ciné-Bulles de l'été 2002, Christian Bergeron d'Audio Ciné-Films déclare que «le Ciné-Campus de Trois-Rivières est probablement le seul vrai ciné-club encore existant au Québec». Retour sur l'histoire de cette belle aventure cinématographique...

En 1967, des étudiants du Séminaire Saint-Joseph, du Séminaire Saint-Antoine, du Collège Marie-de-l'Incarnation et du Collège de Trois-Rivières, sous l'inspiration de l'abbé Léo Cloutier, lancent Ciné-Soleil, un ciné-club qui présente une quinzaine de films pendant la saison estivale.

 En 1968, c'est la naissance du Collège d'enseignement général et professionnel de Trois-Rivières (CEGEP). Pouvant opérer durant l'année scolaire, un nouveau ciné-club, toujours sous l'égide de l'abbé Cloutier, prend le relais. C'est Ciné-Campus. On veut permettre aux étudiants l'accès au plus grand nombre possible de films et ce, à un prix exceptionnellement bas (50 films pour 5 $, cette année-là). En plus de favoriser la projection d'œuvres cinématographiques de valeur, Ciné-Campus désire créer l'ambiance la plus favorable au visionnement : silence total, défense de boire, de manger et de fumer dans la salle. Ces règlements demeurent toujours en vigueur. Mille cinq cents membres adhèrent au ciné-club qui offre deux séances par semaine à la salle académique du Séminaire Saint-Joseph.

 En 1969, se joignent les étudiants du Collège Laflèche et de l'Université du Québec à Trois-Rivières. On ajoute une troisième séance au pavillon des Humanités du Cégep de Trois-Rivières. Deux rétrospectives sont présentées : l'une pour François Truffaut et l'autre pour Orson Welles.

 En 1970, la naissance d'une cinémathèque au Cégep permet de consacrer chaque lundi aux œuvres maîtresses du cinéma sous l'appellation des Lundis de la cinémathèque qui seront remplacés plus tard par les Soirées de répertoire.

 En 1972, c'est l'officialisation du ciné-club qui devient Ciné-Campus (Trois-Rivières) Inc., un organisme à but non lucratif qui est, depuis lors, dirigé par un conseil d'administration.

 En 1973, Ciné-Campus ouvre ses portes aux adultes et on publie, pour la première fois, un calendrier-programme avec la liste des films, son horaire de projection ainsi qu'un résumé et une critique de chaque film à l'affiche.

 En 1978, on atteint le nombre de 9 000 membres et les séances sont portées à cinq.

 En 1983, en collaboration avec le Musée Pierre-Boucher, Ciné-Campus présente une exposition sur Le cinéma et ses appareils, tirée de la collection de la Cinémathèque québécoise. Et, en 1985, une autre exposition a lieu sous le thème Portrait d'un studio d'animation, cette fois avec la contribution de l'Office national du film du Canada.

 À compter de 1985, on note une diminution sensible de la clientèle avec l'apparition de la vidéo. Malgré tout, des améliorations sont apportées à la salle de projection : pente plus accentuée, fauteuils plus confortables, éclairage des projecteurs amélioré et son Dolby Stéréo introduit.

 Au tournant des années 90, différents projets ont été mis de l'avant dont la Semaine du cinéma québécois, les spéciaux ONF, l'initiation des enfants au cinéma, le programme Vues d'Afrique, la projection de courts métrages.

 Le 8 mars 1993 survient le décès du fondateur l'abbé Léo Cloutier. À l'automne débute la parution de FOCUS, bulletin d'information de Ciné-Campus.

 Depuis mars 1994, une soirée spéciale a lieu chaque année pour commémorer le souvenir de Léo-Cloutier, pionnier de la diffusion du cinéma d'auteur en Mauricie.

 En 1996, un redressement de la programmation a été mis en place et un nouvel horaire sur quatre jours, avec une rotation de films sur trois semaines. De plus, sous l'appellation de Vues d'automne et d'hiver, des films très récents sont insérés en cours d'année.

 En 1998, dans le cadre de son 30e anniversaire, en collaboration avec le Musée Pierre-Boucher, se tient une exposition sous le thème Ciné-Campus s'affiche. Au mois de mai, le ciné-club reçoit le Grand Prix de la culture Le Nouvelliste pour son apport à la diffusion de la culture auprès de la communauté trifluvienne.

 En 1999, le cinéaste Denis Villeneuve est nommé membre honoraire de Ciné-Campus à l'occasion de la projection de son film «Un 32 août sur terre».

 En 2000, grâce à une subvention de la SODEC, des améliorations sont apportées à la qualité des représentations : nouvel écran, nouvelles lentilles pour les projecteurs et ajouts au système de son. Co-producteur du «Vieil homme et la mer», meilleur film d'animation aux Oscars, Bernard Lajoie reçoit le tire de membre honoraire de Ciné-Campus.

 En 2001, Ciné-Campus reçoit le Prix d'excellence du concours Le français à l'affiche décerné annuellement par la Société Saint-Jean-Baptiste de la Mauricie. Deux mille cent abonnés se procurent leur carte annuelle.

 En 2002-2003, Ciné-Campus poursuit sa route en marquant ses 35 ans d'initiatives diverses dont le dévoilement d'un nouveau logo, l'addition de Vues de printemps à sa programmation régulière et le lancement du volet Ciné 5D, des projections ouvertes à toute la population et permettant de voir des films Débridés, Délinquants, Dérangeants, Différents, Difficiles.

En 2004-2005, des projections de Ciné-Documentaire sont ajoutées à la programmation. Ces représentations sont offertes gratuitement aux membres et sont ouvertes aux non-membres pour la somme de 5 $.

À l’été 2005, Ciné-Campus débute un nouveau partenariat, qui se poursuit encore aujourd’hui, avec la Corporation du Parc de l’Île St-Quentin pour des projections de cinéma en plein air sous l’appellation Cinéma-de-l’Île. 4 projections sont offertes durant l’été. 

Au cours de la saison 2007-2008, on souligne les 40 ans d’existence de Ciné-Campus par la présentation d’un mini festival de films italiens en collaboration avec l’Institut culturel italien de Montréal. Il y a également eu un concert de musique de films par l’Orchestre symphonique Les Estacades sous la direction de Sébastien Lépine. Les Jeudis du 40e ont présenté une rétrospective des films marquants de l’histoire de Ciné-Campus tels que Autant en emporte le vent, Souvenirs d’Afrique, La Mission, Le dernier métro et Fenêtre sur cour. Puis, un concert donné en l’honneur du 40e anniversaire de Ciné-Campus, un hommage de l’OSTR, avec la projection d’un chef-d’œuvre du cinéma muet, Le fantôme de l’opéra. 

2009 a été marqué par le 375e de T-R avec la participation de Ciné-Campus par la présentation des soirées Hommage aux artisans trifluviens du cinéma qui ont mis en valeur les Albert Tessier, Léo Cloutier, Léo Plamondon et ont accueilli Michel Audy, Pauline Voisard, Jean Beaudry, Bernard Lajoie, Benoit Gouin, Isabelle Blais, Rita Lafontaine, Denis Villeneuve.

En 2010, pour la quatrième année, Ciné-Campus s’associe avec les Nuits Polaires pour la présentation d’un film d’hiver. Le 30 janvier, le film La guerre des tuques est présenté en présence du réalisateur André Melançon.

En mars 2011, le documentaire sur la vie du député-poète Gérald Godin est présenté en primeur à Trois-Rivières en présence du réalisateur Simon Beaulieu, également en présence de la famille et amis de Gérald Godin, originaire de Trois-Rivières. L’abbé Jean Panneton, supérieur du Séminaire Saint-Joseph fait la lecture de poèmes de Gérald Godin.

En mars 2011, à l’occasion de la soirée Léo-Cloutier, un partenariat s’est établi avec l’orchestre du Conservatoire de musique de Trois-Rivières sous la direction de François Pothier-Bouchard, concert offert en première partie de la soirée à la chapelle du Séminaire Saint-Joseph, en lien avec le film présenté, Le Concert de Radu Mihaileanu. La présidence d’honneur a été confiée à la directrice du Conservatoire, Mme Johanne Pothier.

Le 8 novembre 2011, la Tournée des Rendez-vous du cinéma québécois s’arrête à Trois-Rivières pour la présentation du film Dolly Parton, ma mère et moi, coup de cœur des RVCQ, en présence de la réalisatrice Tara Johns, de la productrice Barbara Shrier et de la comédienne Macha Grenon.

En juillet 2012, Ciné-Campus devient partenaire du Grand Prix de Trois-Rivières en offrant, dans les activités entourant cette activité, deux projections de films : Les Bagnoles 2 et Senna.

En août 2012, M. Gilles Leblanc, président de Ciné-Campus, participe, pour une deuxième fois, au jury du prix œcuménique du Festival des films du monde de Montréal.

La saison 2012-2013 est marquée par l'ajout d'une projection en semaine, les mardis après-midis, répondant à un besoin exprimé par la clientèle.

En septembre 2013, Ciné-Campus entreprend sa 46e saison avec un regard neuf, entrant dans une nouvelle ère technologique : les projecteurs 35 mm font place à un nouveau projecteur numérique qui offre une qualité d'image inégalée. L'exposition d'un des projecteur dans le hall du Séminaire témoigne de la réalité de cette époque révolue. La même année, un vidéo d'accueil à Ciné-Campus a été tourné, une précieuse collaboration de Télé-Québec. 

En 2014, Ciné-Campus est nommé parmi les trois finalistes au Gala Radisson de la Chambre de commerce et d'industries de Trois-Rivières dans la catégorie Entreprise culturelle. Également, en septembre 2014, la nouvelle saison de Ciné-Campus voit s'ajouter une sixième projection à la programmation régulière, soit le samedi 15 h 30

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